Département : Économie, management, société

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Responsable du département : Madeleine Akrich

Les recherches sur l'internet physique
réseaux logistiques actuels « internet physique »

Le concept d'internet physique propose d'opérer une transformation de la logistique de même ampleur que celle qui a eu lieu dans le domaine informatique avec le web. Aujourd'hui, les systèmes logistiques se caractérisent par une organisation morcelée qui conduit à des ruptures de charge. L'absence d'interconnexion est source d'inefficacité économique et engendre des impacts environnementaux élevés. Le concept d'internet physique vise à intégrer les réseaux logistiques dédiés dans un système universellement interconnecté, grâce au développement de protocoles et de standards en « open source » permettant le routage de marchandises conteneurisées.
Partant de cette idée, une démarche, appelée Physical Internet Initiative a été mise sur pied en Amérique du Nord et en Europe, qui associe chercheurs de différentes institutions ( MINES ParisTech , EPFL (Suisse), HEC Montréal, GeorgiaTech, Virginia Tech, University of Arkansas) et entreprises. Elle s'inscrit dans un projet de logistique durable et de réduction des émissions de CO 2 (facteur 4). Éric Ballot, professeur à MINES ParisTech et chercheur au CGS, et membre du comité de pilotage de cette initiative a été invité à présenter le concept et les premiers résultats obtenus par la National Scientific Foundation (NSF).

L'École a été l'une des premières à intégrer une formation aux sciences économiques et sociales dans le cursus des ingénieurs, avec en particulier le professeur Maurice Allais, ancien élève et professeur de l'École, prix Nobel d'économie. Les recherches en ce domaine se sont ensuite développées à partir de la fin des années soixante, avec la création successive de quatre centres:

Selon les principes de l'École, ces recherches sont menées en étroite collaboration avec les acteurs concernés dans la société, en alternant travail sur le terrain, au plus près des faits, et élaborations théoriques. Chacun des centres a développé une approche originale, qui déborde les frontières traditionnelles entre disciplines académiques, et a souvent joué un rôle de pionnier dans son domaine. Les échanges entre centres, déjà nombreux au niveau de l'enseignement, vont croissant au niveau de la recherche, avec le caractère de plus en plus inter-disciplinaire des sciences économiques et sociales.

Les sciences de gestion

Partant de la problématique de l'optimisation des choix, dans la tradition de la recherche opérationnelle, le CGS a été très vite amené à l'élargir à l'analyse des déterminants des comportements réels des acteurs dans les organisations, mettant ainsi à jour des logiques locales implicites, antinomiques avec une optimisation globale.
L'analyse n'est pas pour autant sociologique, tant par sa grille de lecture que par sa méthodologie. L'accent est mis à la fois sur les dispositifs concrets de délégation, de coordination et d'évaluation, qui structurent les relations entre acteurs, et sur les savoirs dont disposent ces acteurs, dans une perspective d'interaction dynamique entre savoirs et relations. La méthodologie, elle, est fondée sur une interaction forte avec les acteurs concernés, où le chercheur n'est pas un simple observateur mais propose aussi bien des outils d'aide à la décision que de nouvelles procédures de gestion ou des modélisations, auxquelles les acteurs réagissent. Ces réactions livrent alors de nouvelles clés de compréhension des phénomènes en cause.
L'approche du CGS a permis, en particulier, d'analyser l'évolution récente des systèmes productifs, en liaison avec celle des métiers et des compétences, et le mouvement de modernisation des services publics. Elle s'étend à présent à des domaines où les dispositifs de gestion sont encore peu formalisés: conception de produits, gestion de projet, recherche, formation, activités culturelles.

L'économie industrielle

Axé à sa création sur l'économie des ressources naturelles, le CERNA est rapidement devenu un centre d'économie industrielle et a élargi son champ de recherche à de nombreux secteurs économiques. La démarche privilégie l'analyse des dynamiques d'évolution, à partir d'études de cas approfondies, choisies dans des activités et des pays confrontés à des mutations importantes.
Les problématiques théoriques construites à partir de ces analyses ont permis de renouveler l'approche de questions de stratégie d'entreprise et de politique publique telles que la prise en compte des préoccupations environnementales, les mutations industrielles des anciens pays socialistes, la restructuration des industries de l'armement, la déréglementation des entreprises publiques, l'économie numérique.
Le CERNA fait évoluer ses domaines de recherche où il se veut un défricheur, ouvrant de nouvelles perspectives, mais les problématiques générales des relations État - Industrie (rôles de l'État et des marchés, politiques réglementaires), et des tendances lourdes d'évolution de l'organisation du tissu industriel (degré d'intégration, sous-traitance et partenariats, réseaux), structurent ses investigations.

La sociologie de l'innovation

Fondé sur le pari de la fécondité d'une approche pluridisciplinaire intégrant à l'analyse de la société les objets scientifiques, techniques et culturels, le CSI a construit des outils théoriques et pratiques d'analyse socio-technique qui ont connu une large diffusion. Ils permettent de donner un cadre aux phénomènes de création et de diffusion des innovations dans les domaines les plus variés, qu'il s'agisse de science, de technologie, d'art ou de médias.
Pour étudier des innovations sur le terrain, en train de se faire, le CSI analyse les controverses entre acteurs, en gardant une symétrie entre arguments techniques et sociaux, et les processus de mise en réseaux, de médiation et de traduction qui précèdent l'émergence d'un marché.
Les travaux du CSI, qui ont permis en particulier d'éclairer les problèmes de la programmation et de l'évaluation de la recherche, s'ouvrent à des thèmes liés à des débats publics importants, notamment du fait des problèmes de responsabilité et d'éthique qu'ils posent (biologie, santé, environnement, sécurité, exclusion...).
Sur le plan théorique, les questions actuellement explorées portent sur les modes de coordination, aussi bien économiques que sociologiques, sur la frontière entre biens privés et biens collectifs, et sur l'analyse des services et des usages.

Les risques

La société, les pouvoirs publics ainsi que les industriels demandent aujourd'hui une maîtrise accrue des situations de risque. Le Centre de recherche sur les risques et les crises a été créé pour étudier cet objet complexe présentant de nombreuses facettes en fonction du point de vue sous lequel on l'observe. L'approche proposée est résolument trans-disciplinaire et se concentre autour de trois axes principaux:

 

Formations spécialisées

Mastère spécialisé, Management des risques industriels (MRI)
Responsable: Jean-Luc Wybo , Sophia Antipolis

Formations doctorales

Économie & finance
Responsable: Matthieu Glachant , Paris.
Sciences de gestion
Responsable: Blanche Segrestin , Paris.
Socio-économie de l'Innovation
Responsable: Antoine Hennion , Paris.
Sciences et génie des activités à risques
Responsable: Valérie Godfrin , Sophia Antipolis.